Virage digital – Size+
Et si la vraie transformation numérique n’était pas “plus d’outils”… mais moins de charge mentale ?

Dans le témoignage de Size +, un détail sonne très familier à n’importe quel architecte ou ingénieur : “Ai-je bien envoyé la dernière version au client ?” Cette micro-angoisse, répétée dossier après dossier, devient un coût invisible. 
Le virage digital de Size+ part de là : non pas “faire du numérique”, mais retirer de la friction au quotidien.

Size+ : d’un bureau d’archi à un collectif orienté “dossiers” et déploiements

Size+ se présente dans la vidéo comme “historiquement un bureau d’architecture” devenu “un collectif d’experts”. Leur terrain : des missions “autour de l’immobilier” avec une réalité très opérationnelle — beaucoup de dossiers à traiter, souvent dans un cadre administratif exigeant.

Leur typologie de clients est explicitée : des gestionnaires de réseaux et des acteurs corporate qui doivent déployer “le même objet” à l’échelle du territoire belge (par exemple : antennes, bornes de recharge, boîtiers à colis, etc.).

 
 


Deux outils, une idée : rendre le suivi “auto-fiable”

La promesse n’est pas “une stack”. 
Au contraire, Size+ explique fonctionner avec deux outils :

  1. Toolkit, 
  2. Notion

comme socle de connaissances et de structuration.
Le point clé : automatiser et contrôler. Concrètement, la vidéo décrit un mécanisme très parlant : un rapport quotidien automatique, avec indicateurs vert/rouge, qui signale ce qui va et ce qui doit être corrigé.


Ce n’est pas qu’une “astuce” : c’est une philosophie de production. Le numérique ne sert pas à aller plus vite “pour aller plus vite”, mais à rendre le dossier lisible, contrôlé, transmissible.

Conseil (transposable en bureau d'architecture/ingénierie)

Au lieu d’ajouter un outil, commencez par un rituel : un contrôle simple et régulier (quotidien/hebdo) + une liste courte d’erreurs à corriger. Ensuite seulement, outillez ce rituel.


Automatiser ce qui se répète : l’exemple des images satellites

Un exemple concret donné dans la vidéo : la génération automatique d’images satellites à partir d’une géolocalisation. Là où beaucoup d’équipes passent du temps à chercher, capturer, recadrer, nommer et classer, l’automatisation “fait le job” — et libère du temps pour ce qui a réellement de la valeur (analyse, décision, coordination).


Size+ annonce un gain typique de 1 à 2 heures par dossier sur ce type de tâches répétitives.

Le vrai “virage” : passer d’une production héroïque à une production sereine

Le message le plus inspirant, au fond, est presque anti-spectaculaire : “ôter la charge mentale”.
Pour les architectes et ingénieurs, c’est une piste stratégique : la maturité numérique se mesure moins au nombre d’outils qu’à la capacité à produire sans perdre du temps à retrouver l’information.

Ce que l’approche suggère (sans sur-promettre) :

  • des dossiers qui “tiennent” dans le temps,
  • des contrôles simples qui évitent les erreurs de version,
  • une base de connaissance structurée (Notion),
  • des automatisations ciblées sur le répétitif.


Limites à anticiper (pour ne pas numériser le chaos)

  • Automatiser ≠ gouverner : sans règles de nommage, de validation et de responsabilité, on industrialise la confusion.
  • Qualité des données : si l’entrée est mauvaise, le rapport quotidien devient un faux ami.
  • Adoption : le coût réel est dans les routines (qui met à jour ? quand ? comment ?) plus que dans l’outil.
  • Effet “pilote” : ce qui marche sur une équipe doit être testé avant déploiement à grande échelle (sinon, il y a un risque de rejet).

(Ces points sont des enseignements généraux de conduite du changement ; ils ne s'agit pas de citations de Size+.)

Conclusion

  • Dans vos projets, quelle part de votre temps part réellement en recherche de la bonne information (versions, décisions, pièces, validations) ?
  • Quel serait, chez vous, le “rapport quotidien vert/rouge” le plus utile : qualité de livrables, décisions en attente, annexes manquantes, validations client ?
  • Quelles tâches répétitives (captures, classements, exports, tableaux) pourriez-vous automatiser sans toucher à votre valeur ajoutée métier ?
  • Si vous ne deviez garder que deux outils pour piloter vos dossiers, lesquels seraient-ils… et pourquoi ?
  • À quel moment le numérique devient-il, chez vous, un levier de sérénité plutôt qu’une couche de complexité ?

Références & liens utiles


Lire tous nos articles sur le numérique...

Découvrez également tous les autres vidéos et articles sur des bureaux qui ont pris le virage digital :

Accès à l'article


Cet article est issu d'une collaboration entre intelligence humaine et intelligence artificielle, pour explorer ensemble l’avenir de la conception architecturale.

Cet article est réalisée dans le cadre du projet Construction du Futur soutenu par Digital Wallonia (Agence du Numérique)


Partenaires du projet Construction du Futur : Buildwise, Union Wallonne des Architectes, Embuild Wallonie, Centre de Recherches Routières,  CAP Construction, Infopole et GreenWin

Encore une question ?

Le service des facilitateurs numériques de l'UWA est un projet mené avec le soutien et à l’initiative de la Wallonie.

Pour toute question complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse numerique@uwa.be


Green Solutions Awards 2024 – 2025 : Palmarès international de cette 10ème édition !