Virage digital – BSolutions
Le BIM comme vecteur d’innovation… à condition d’en faire une culture de projet

Un réseau de gaines qui “passe” sur plan, puis se heurte à une poutre sur chantier : ce genre de collision coûte rarement une fortune d’un coup… mais grignote tout, partout (délais, sérénité, qualité). Le virage digital raconté par B Solutions tient dans une idée très concrète : déplacer les problèmes du chantier vers la maquette, là où on peut les détecter, les arbitrer et les résoudre plus tôt.


L’ADN : tester en interne pour livrer des solutions “matures”

B Solutions présente la digitalisation comme une composante “intégrante”, presque identitaire : “c’est véritablement son ADN.” L’entreprise se décrit comme un bureau d’étude intégré, réunissant architectes et ingénieurs spécialisés construction, avec plus de 25 ans d’expertise et des clients dans des secteurs variés (agroalimentaire, aérospatiale, santé, environnement, industrie).

 
 


Le point important pour un auteur de projet : l’innovation n’est pas un discours marketing, c’est une méthode — tester, apprendre, fiabiliser, puis proposer une réponse robuste au client.

Le BIM : un langage commun, plus qu’une “maquette 3D”

Dans la vidéo, le BIM est défini simplement : la modélisation du bâtiment et de ses différents aspects. Plusieurs intervenants modélisent chacun leur “partie” : architecture, techniques spécialisées (gaines, électricité, sanitaires…), etc.
Et c’est là que la fonction clé apparaît : le “BIM manager”, chargé de coordonner et vérifier avant construction, afin de réduire les problèmes sur chantier — en les résolvant sur l’ordinateur.


Traduction métier

Le BIM devient un dispositif d’arbitrage. On ne “dessine” pas seulement : on organise la décision entre disciplines, plus tôt, avec des impacts visibles.


Du chantier au jumeau numérique : la continuité qui change la donne

B Solutions insiste sur un point souvent sous-estimé : la phase chantier. L’équipe va sur site pour vérifier que la modélisation correspond à ce qui a été réellement construit.

Pourquoi ? Parce que la maquette sert ensuite à la gestion et au suivi du bâtiment. Et pour cela, il faut un modèle qui devienne un “véritable jumeau numérique” du bâti.

On passe alors d’un livrable “projet” à une logique de continuité : concevoir → coordonner → vérifier → exploiter.


Démocratisation : l’opportunité pour les petites structures (avec méthode)

Le message est encourageant : les logiciels se sont démocratisés, et de plus petites structures peuvent aujourd’hui “se mettre au BIM”.

B Solutions raconte sa propre trajectoire : adoption du BIM il y a environ une dizaine d’années, avec du temps et un investissement financier, mais un retour tangible : “ça rapporte vraiment ses fruits” et les clients sont satisfaits.

Le “virage digital” n’est donc pas instantané : c’est un passage de cap, avec apprentissage et consolidation.

Analyse critique : les limites (si on veut éviter la “fatigue du BIM”)

Quelques écueils classiques (analyse, au-delà des propos de la vidéo) :

  • Confondre outil et stratégie : le BIM n’apporte rien si les objectifs (coordination, chantier, exploitation…) ne sont pas clarifiés dès le départ.
  • Sous-estimer la charge d’alignement : conventions, niveaux d’information, responsabilités, contrôle qualité… c’est là que se joue le retour sur investissement.
  • Rêver d’un jumeau numérique sans discipline : un “vrai” jumeau exige une mise à jour et une vérification continue, sinon il devient rapidement obsolète.

Et demain ? IA, durabilité et protection des données

Dans la vidéo, B Solutions projette clairement l’avenir du secteur autour de trois repères : l’intelligence artificielle, une attention croissante à la durabilité, et la protection des données.

Pour les architectes et ingénieurs auteurs de projets, cela peut impliquer un déplacement de la valeur : non pas “remplacer” le travail de conception, mais mieux structurer et fiabiliser l’information projet (maquette, coordination, cohérence avec le réel) afin de garder une continuité jusqu’au suivi du bâtiment.

Autrement dit : plus la maquette devient un socle fiable (jusqu’au jumeau numérique), plus l’innovation devient possible — à condition de garder un cadre de confiance autour des données partagées.


Conclusion

B Solutions propose une lecture à la fois technique et philosophique : le BIM n’est pas juste un livrable, c’est une manière de collaborer — avec un cap très actuel : durabilité, continuité chantier, et préparation de l’avenir.

La série “Virage Digital” résume bien l’esprit : “Le numérique ne remplace pas l’auteur de projet, il l’augmente.”

Et maintenant ?

  • Sur votre prochain projet, quel problème aimeriez-vous résoudre “sur l’ordinateur” plutôt que sur chantier ?
  • Quel niveau de maquette vous serait vraiment utile : coordination, exécution, ou jumeau numérique pour l’exploitation ?
  • Qui, chez vous, pourrait jouer (ou porter) le rôle de coordination du type “BIM manager”
  • Comment comptez-vous articuler IA, durabilité et protection des données sans freiner l’innovation ?

Références & liens utiles


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Cet article est issu d'une collaboration entre intelligence humaine et intelligence artificielle, pour explorer ensemble l’avenir de la conception architecturale.

Cet article est réalisée dans le cadre du projet Construction du Futur soutenu par Digital Wallonia (Agence du Numérique)


Partenaires du projet Construction du Futur : Buildwise, Union Wallonne des Architectes, Embuild Wallonie, Centre de Recherches Routières,  CAP Construction, Infopole et GreenWin

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