PEB : Performance Énergétique des Bâtiments

PEB

L’UWA s’est vue attribuer une mission « Energie » par arrêté du Gouvernement wallon.

Elle a pour rôle d’informer les architectes de la Région wallonne pour permettre de transmettre, au niveau de la profession, les informations utiles de la politique énergétique mise en place par le Gouvernement wallon, servir d’interface entre le milieu professionnel, l’administration et le monde politique en relayant les observations recueillies sur le terrain dans l’application de la réglementation et en communiquant auprès du monde économique le point de vue et l’expérience des professionnels“.

 

PEB : nos facilitateurs à l’écoute

Les facilitateurs « Performance Energétique des Bâtiments » sont chargés, par la Région wallonne, de mener des actions d’information et de conseil auprès des professionnels pour aider à la mise en oeuvre de la réglementation.

La mission de facilitateur est destinée uniquement aux responsables PEB et aux concepteurs (architectes et ingénieurs). Concrètement, les Facilitateurs ont pour objectifs :

  • d’informer et de sensibiliser les acteurs concernés par la PEB (exclusivement les responsables PEB, les architectes et les bureaux d’études ) ;
  • d’assurer une guidance personnalisée aux projets PEB pour les responsables PEB, les architectes et les bureaux d’études ;
  • d’assurer la mise à disposition d’outils spécifiques.

Le marché public relatif à la mission de facilitateur PEB a été attribué à l’association UWA/CERAA/pmp. L’UWA dispose d’une facilitatrice en la personne de Géraldine Debry, Architecte.

Contactez nos facilitateurs:

Soit par mail, en cliquant ici ou soit en appelant le numéro vert : 0800 11 263

(tous les jours ouvrables, de 9h à 12h)

Source : http://energie.wallonie.be/

Cellule d’experts: un travail de fond

La Cellule comprend un référent énergie, un assistant en communication, un secrétaire et un collège de 3 experts.

La cellule est arrivée aux conclusions intermédiaires suivantes :

Il est indispensable de bien garder à l’esprit la réalité du marché de la construction, il faut pouvoir continuer à construire des bâtiments au rythme d’un renouvellement annuel de 3% sans quoi la performance globale sur le parc immobilier ne sera pas rencontrée ni les enjeux sociétaux. Les exigences doivent trouver un bon compromis entre ambition environnementale et accessibilité économique. L’objectif principal et central de la PEB est de faciliter la construction des bâtiments performants mais de manière faisable, pragmatique et raisonnée.

  • 1. Il est nécessaire d’avoir une meilleure visibilité de l’évolution future des exigences PEB. Le secteur est actuellement dans l’incertitude et cela pose problème. Les effets d’annonce intempestifs et à court termes sont nuisibles au secteur qui se planifie sur 5 ans.
  • 2. Il y a lieu de faire la distinction entre le critère légal et l’indicateur informatif. Un critère légal placé trop haut pénalise les acteurs du marché.
  • 3. La PEB devrait évoluer en visant deux objectifs : d’une part, des niveaux de performance légaux performants mais qui sont atteignables par la majorité de professionnels (99%) et payables par une très majorité des maitres d’ouvrage, et d’autre part, des mesures incitatives pour atteindre des niveaux de performance plus ambitieux.
  • 4. Les critères, indicateurs et méthode de calcul existants n’ont pas fait l’objet d’une étude détaillée critique et indépendante. Il est revenu de trop grandes disparités entre les valeurs calculées de consommation énergétique suivant le programme PEB, la consommation normalisée, la consommation réelle mesurée sur site. Avant d’avancer de l’avant, il faut auditer et certifier la situation existante.
  • 5. Un frein important à l’évolution des exigences PEB concerne les surcoûts à l’investissement. L’étude COZEB n’a pas fourni les coûts d’investissement des différents niveaux de performance or cette information est indispensable pour pouvoir trouver des solutions de financement du surcoût à l’investissement. Une analyse critique est fournie en annexe.
  • 6. Il serait nécessaire d’avoir d’autres indicateurs qu’uniquement le cost-optimum exprimé sur la durée de vie comme au moins l’accessibilité économique traduite par l’investissement global initial.
  • 7. Les exigences doivent être révisables en fonction de l’évolution du marché sans prendre le risque de revenir en arrière.
  • 8. La région wallonne s’est illustrée dans l’initiative de démarches volontaires du secteur (CALE) et d’accompagnement, action de la carotte plus que du bâton. Le succès est acquit. Il peut-être préférable d’inciter le secteur à plus de performances énergétique dans le bâtiment, en limitant au strict nécessaire les critères légales à franchir.
  • 9. Il est envisageable que le marché s’autorégule dynamiquement dans le temps vers un cost-optimum sans contraintes vers plus de performance énergétique sur base des exigences actuelles. Le maître de l’ouvrage demandant aux prescripteurs un arbitrage entre le coût d’investissement et le coût durable.
  • 10. Pour évaluer correctement les prix considérés dans les études, il serait intéressant de pouvoir mettre en place un « observatoire indépendant des prix » pour suivre l’évolution des coûts et disposer de données pour le secteur d’aide à la décision.
  • 11. Il n’y a pas qu’un seul cost-optimum. Suivant les typologies ou les choix techniques qui sont fait, le niveau de performance de l’optimum économique varie. Une nouvelle étude d’exemples concrets devrait être mise en place par exemple par cap2020.
  • 12. Au niveau de la performance de l’enveloppe du bâtiment, les niveaux d’exigences actuels sont proches (si pas supérieurs) de l’optimum économique. Sans grande variation des paramètres économiques (prix de l’énergie, coût des matériaux, etc.), les exigences 2014 sur l’enveloppe (Umax, K) ne peuvent en aucun cas être renforcées.a

Méthode de calcul, indicateurs PEB et définition NZEB

  • 13. Le secteur demande à être consulté sur l’établissement de la définition du NZEB pour en évaluer la pertinence et la faisabilité.
  • 14. La considération attentive des variétés de la pratique de la PEB et du NZEB porte à réflexion et invite la relecture des textes européens contraignants. Il convient de définir précisément quel est le strict minimum à atteindre, à imposer pour rencontrer le NZEB. De vérifier si ce minimum n’est pas déjà atteint actuellement ou le cas échéant de voir les mesures pour le rencontrer. Ceci permettra de faire une correcte définition du NZEB.
  • 15. Il y a une nécessité de diminuer le nombre d’indicateurs en supprimant ceux qui sont redondants ou peu pertinent en matière de communication. Ceci est d’autant plus important lors de la communication vers le grand public ou les maitres d’ouvrage.
  • 16. L’indicateur BNE devrait devenir plus central exprimé en kWh/m²an traduisant la performance de conception et de l’enveloppe. Il a été clairement signalé des limites au calcul du BNE comme la compacité et les petites unités énergétiques. Les pertes par ventilation doivent être discutées pour être incorporée le cas échéant. La simplicité de l’indicateur le rend accessible en phase de conception.
  • 17. Il devrait exister un mécanisme de dérogation mécanisme exceptionnel et justifié pour ne pas atteindre un critère légal par le recours d’une solution locale/régionale d’énergie renouvelable ou un système performant.
  • 18. La valeur de consommation finale du bâtiment (chauffage, ECS, refroidissement réel) devrait s’exprimer comme une courbe statistique de probabilité de consommation en fonction de l’occupation, la valeur centrale restant indicative. Des valeurs bornées (par exemple -15%, +50%) sont pertinentes mais restent à affiner suivant les typologies. Ceci permet de conscientiser les utilisateurs, car seuls eux, sans surcoût ni inconfort, sont capables d’agir sur un gisement potentiel de 65% d’énergie.
  • 19. Certaines valeurs par défaut de la méthode de calcul PEB sont totalement déconnectées de la réalité. Il faudrait que ces valeurs par défaut restent réalistes et médianes au lieu d’être majorantes ou péjoratives. Il faudrait rendre possible le choix de présenter un bâtiment complexe en une seule unité PEB. Il convient d’avoir un outil objectif et non pas un outil politique ou philosophique. Le calcul PEB doit tendre sur une réalité mesurable dans des conditions d’occupation normalisée.
  • 20. La méthode de calcul qui est liée à l’indicateur de surchauffe n’est pas assez fiable et entraine des mauvais choix du concepteur pour respecter l’exigence liée au critère de surchauffe. Il importe de le supprimer en attente de révision.